Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 255

Fourmis et coccinelles

J’ai enfin trouvé quelqu’un qui m’a abattu le vieux chêne mort il y a quinze ans peut-être; j’avais pu couper les branches mais le tronc restait figé pour l’éternité. La preuve alors qu’ils ont profondément entaillés la base, mis des coins, il résistait encore. Il a été décidé de le tirer et là, surprise, loin de céder il a été déraciné.

Ce matin je suis allé commencer à fendre les morceaux de branches détachés. J’ai repéré la fente qui me convenait, j’ai posé le coin sur elle et j’ai tapé avec la masse. Le bois a éclaté, c’est du chêne très sec. Mais alors sont apparues blotties les unes contre les autres des dizaines de coccinelles qui comptaient passer l’hiver cachées là. Il y avait des noires à taches rouges, des rouges à taches noires, des jaunes. J’ai arrêté mon travail pour leur laisser le temps de trouver d’autres cachettes, il ne fait pas encore trop froid. Il y avait aussi une colonie de grosses fourmis mais d’elles, je m’en moque.

Bernard Traimond

 

Publicité

A propos antropologiabordeaux

Association loi 1901
Cet article a été publié dans Chroniques de l'ordinaire bordelais. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s