Chroniques de l’ordinaire bordelais

Il fait chaud, je guette la baisse de la température extérieure pour pouvoir enfin ouvrir les fenêtres. 21h30, un soupçon de frais, enfin !

Ma chambre est au 2ème étage, le cours n’est pas très large.

 Les bruits montent : les voitures (de plus en plus silencieuses), les motos, les trottinettes, les valises à roulettes, les cyclistes qui parlent entre eux, insultent les automobilistes (ou inversement).

 Il arrive fréquemment que des personnes avinées hurlent : « Allez tous vous faire enculer », « bande de bâtards » et autre florilège argotique.

Ce soir, la rue est calme.

Tout à coup, j’entends une voix masculine, enthousiaste qui scande une sorte de mantra. Je ne comprends pas les mots mais le vélo se rapproche. 

Très distinctement, les mots arrivent à mon oreille, ils sont répétés environ toutes les 20 secondes dans un hurlement triomphant : « J’AIME LA BITE, J’AIME LA BITE, J’AIME LA BITE » (BITE OU BITTE ?)

Marin heureux d’être à terre, garçon qui crie sa joie après un moment d’extase, pari gagné ou perdu ? Je n’ai pas la réponse. Je ne sais pas non plus combien de temps a duré la course à vélo et ces cris scandés. 

Vendredi, le tour de France arrive à Bordeaux.

Flora Louise

 
Chaque semaine, ou presque, une nouvelle chronique.

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1 Response to Chroniques de l’ordinaire bordelais

  1. ERIC CHAUVIER dit :

    « étudiant » un nom commun devenu participe présent par idéologie de la modernité

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