Chroniques de l’ordinaire bordelais

Chaque semaine, ou presque, une nouvelle chronique.

 Épisode 249

Noms de tempêtes

Depuis peu, les tempêtes et cyclones (typhons en Asie) portent des noms, de femmes généralement. Antérieurement, la date servait à les désigner. Celle de 1917, fut si célèbre que Pierre Benoit, romancier à succès de l’époque, en parlait.

J’y vois un objectif, ce qui ne veut pas dire qu’il soit conscient, aux conséquences qui me semblent évidentes. Il s’agit d’échapper à l’irréductibilité du temps.

Toutes les sciences dures ignorent l’histoire. Elles n’ont comme source que leurs constations chiffrées qui évidemment ne remontent jamais très loin. Un exemple : le recul des glaciers des Alpes annoncé comme une catastrophe, une preuve du « réchauffement climatique ». Or, un historien célèbre (Le Roy Ladurie) a étudié le climat et nous a montré, il y a déjà plusieurs décennies, que dans les Alpes les glaciers reculaient depuis le début du XIXème siècle.

L’expulsion des dates du discours scientifique, conséquence d’une certaine façon de décrire la réalité, me semble désastreuse car elle nous empêche de comprendre le monde.

Bernard Traimond

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