Chroniques de l’ordinaire bordelais.

Chaque semaine, ou presque, une nouvelle chronique.

Épisode 203

Castella

En cherchant un enregistrement de Gérard Althabe, matière promise à un cours libre du prochain semestre, je suis tombé sur la cassette de celui de Georges Dubos. Il y a presque trente ans, j’étais allé l’interroger sur « la langue inventée par la critique taurine en France (…) tatillonne et lyrique, technique et imagée qui laisse voir derrière soi la tépitude de la critique littéraire… » comme la présente Florence Delay, lui qui a tant fait pour la constituer. Georges Dubos est mort mais son successeur à Sud Ouest, Zocato a brillamment relevé le flambeau : « La muleta s’est transformé en ombrelle de ces dames anglaises au bord d’un lac parlent de marier la cadette au joli fils du Lord pour réunir les terres. Immense Castella aux rubans de soie des caravanes revenues de Chine. » ose-t-il écrire pour rendre compte de la dernière corrida de la Feria de San Miguel de Séville (Sud-Ouest, 26 septembre 2016). C’était mettre au jour, au risque du ridicule, l’importance de l’événement afin de présenter l’exceptionnel travail d’un torero français qui vient si peu dans le Sud-Ouest. A la rareté des choses doit correspondre l’insolite des mots.

Bernard Traimond

 

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Un commentaire pour Chroniques de l’ordinaire bordelais.

  1. Et pourtant, il t’a laissé le temps!
    Colette

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