Chroniques de l’ordinaire bordelais

Episode 427

Quand les applis prennent la main : pas facile de suivre !

Mercredi 30 novembre : Fêter Noël avec mon papa est prévu de longue date d’autant plus que c’est le premier noël sans sa femme. Mon cousin l’appelle pour l’inviter à déjeuner le 25 décembre à une cinquantaine km de Paris. Gentil, il se dit ravi d’avoir récupéré 3 invités au lieu d’un pour le déjeuner : mon mari et moi ! Nous louons la voiture dans la foulée début décembre.

Mardi 20 décembre : la SNCF donne un préavis de grève pour le weekend de Noël, tous les voyageurs sont au abois, les agences de location de voitures prises d’assaut. Le soir, notre loueur dénonce le contrat peu juteux de notre voiture sans explication. Heureusement la plateforme avec laquelle nous l’avions réservée se fait un devoir de nous dénicher une merveille à 4 roues. Trouvée ! La seule différence : tout se déroule via leur application à installer sur notre téléphone. S’ensuit le scan des documents : CI, permis de conduire….   24h avant le début de la location le paiement de la caution et enfin 10 minutes avant, l’obtention de l’immatriculation de la voiture et son emplacement : 4ème sous-sol du garage de la gare, tout de suite sur notre droite en entrant dans le parking.

Samedi 24 décembre 18h : Parfait, voiture trouvée, recherche du bon clic sur « l’appli. » pour l’ouvrir… Rien. Un jeune homme, son portable à la main, déverrouille la voiture d’à côté. En un clic, elle cligne des phares pour lui souhaiter la bienvenue !

« – Hep.. hep, Monsieur ! Comment avez-vous fait ? Nous, aucun clic ne fonctionne ! 

  • Normal, pas de réseau ici. Il faut que vous remontiez, chargiez la page et redescendiez.
  • Ah… Merci

Aussitôt dit aussitôt fait : deux coups d’ascenseurs, un coup de chargement et… « sésame ouvre-toi », la voiture s’ouvrit. On nous invita, maintenant, via l’application à faire le tour de la voiture, prendre toutes les photos nécessaires pour en décrire l’état. Une fois, l’ensemble des photos envoyées la mise en marche sera validée. Coup dans l’eau ! Rien ! Pas même un tout petit bruit encourageant. De nouveau, pas loin, une autre voiture de la même compagnie, cligne des phares, les portes s’ouvrent et les jeunes font rapidement le tour de la voiture. On les observe et on leur explique notre souci. Gentiment ils viennent nous aider. Rien à faire, avec eux non plus la voiture ne veut rien entendre. Impuissants, ils nous abandonnent. La communication privilégiée du loueur est le sms. Réponse effectivement presqu’instantanée : « vous pouvez démarrer maintenant… »  Vrai ! Pourquoi ? Pas de réponse… Tant pis, c’est parti… Arrivés à destination, nous avons garé notre belle capricieuse dans un box fermé à clé. Pas question de la fermer via l’application, nous en avions trop besoin le lendemain : jour férié.

Dimanche 25 décembre : le grand jour ! Miracle notre voiture s’était fermée toute seule, mais à notre clic sur l’application s’est débloquée instantanément. GPS enclenché : destination programmée. La vie est belle !

Virginie Perchais

 
Chaque semaine, ou presque, une nouvelle chronique.

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Un commentaire pour Chroniques de l’ordinaire bordelais

  1. ERIC CHAUVIER dit :

    « étudiant » un nom commun devenu participe présent par idéologie de la modernité

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