Chroniques de l’ordinaire bordelais

   
 
Chaque semaine, ou presque, une nouvelle chronique.

Épisode 412

Carillas

            Avant l’arrivée des désherbants, les régions de maïs le mélangeaient à des haricots grimpants qui montaient le long des tiges. Dans les Landes, ils s’appelaient « havas petitas » ou péjorativement « havas peteras ». C’était un petit haricot blanc muni d’un point noir qui servaient surtout à nourrir les pigeons mais ils sont fameux dans la soupe.

            Sous le nom de « carillas », j’en trouvais en plein Madrid, près de la calle de Atocha (station de métro Anton Martin) chez un marchand de légumes secs qui les faisait venir d’Extremadura, avant qu’il ne ferme l’hiver 2017 si je me souviens bien. J’en achète pourtant à Bordeaux depuis, dans les boutiques de produits africains près de la Victoire. Ils viennent de Madagascar !

            Mais, m’a-t-on dit, ce ne sont peut-être pas des haricots mais des fèves antérieures à la découverte de l’Amérique. Il est vrai que le gascon n’a qu’un seul mot pour désigner les deux espèces.

Bernard Traimond

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Un commentaire pour Chroniques de l’ordinaire bordelais

  1. ERIC CHAUVIER dit :

    « étudiant » un nom commun devenu participe présent par idéologie de la modernité

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