Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 383

Le feu couve… (1)

Le couvre-feu est censé vider les rues, il n’en est rien. Deux espèces occupent l’espace : les livreurs et les sans nom : SDF ? Punks à chiens ? Et nous, habitants du centre-ville nous retrouvons à la fenêtre au moindre signal.

L’autre soir, vers 21h, j’entends un bruit ainsi qu’un bref cri féminin. Je me précipite à la fenêtre comme il se doit : deux livreurs en vélo, arrivant en sens inverse dans une rue déserte se sont télescopés. Chacun examine furtivement les dégâts, corporels ou mécaniques, ils échangent peu de mots, trop pressés d’enfourcher leurs vélos pour voler vers la livraison.

Une heure plus tard, nouveau bruit, me revoilà penchée sur la scène. Cette fois-ci ce sont deux livreurs en scooters qui sont entrés en collision. Même scénario. Un des scooters semble endommagé ; cela ne perturbe pas le second conducteur qui s’empresse de fuir, laissant l’autre à son désarroi. Trop d’espace tue l’espace ?

De nouveaux intermittents du spectacle ont fait leur apparition…

Colette Milhé

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