Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 315

L’ordinaire (bordelais) à Rabat

Le soir même de mon arrivée, je suis allé dîner en plein air. Le tajin de mouton était délicieux mais j’avais froid car étant donné les températures en France, je n’avais pas pensé me munir d’un chandail. Ce n’était que le début des épreuves.

J’ai donc ouvert la fenêtre pour profiter de la fraîcheur rassuré par la présence d’une couette assez épaisse. Mais le tapage de la rue m’obligea à la fermer. Au bruit a alors succédé la chaleur. J’ai donc imaginé et même réussi à faire fonctionner la climatisation : retour du bruit, mais d’un autre. En outre, ce tapage n’a guère fait baisser la température surtout sous cette couette. Vous avez compris que je n’ai guère dormi cette nuit là.

Le lendemain, j’ai raconté mes malheurs à mes collègues. L’une d’elle m’a dit de ne garder que  l’enveloppe, conseil qui m’a assuré la nuit suivante un sommeil réparateur : je n’y avais pas songé. Pour me venger, je lui ai dit :

  •  seule une femme pouvait penser à ça !
  • Non, c’est une question de génération, m’a-t- elle méchamment répondu.

Bernard Traimond

 

 

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2 commentaires pour Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 315

  1. Bien envoyé l’histoire de l’enveloppe! ca nous fait une belle carte postale cette histoire! Quant à l’âge en voici une autre : mon petit fils de quatre ans regarde la finale de foot féminine et dit à ses parents « Mais c’est qui les autres contre les américaines? » La Hollande lui indique son père; « C’est comme papi et mamie alors! Non on te dit de Hollande! « Bah alors papi et mamie sont aux landes!
    Et le lendemain de raconter aux copains copines de la résidence que oui oui oui papi et mamie sont bien aux landes quoi qu’on en dise…Je vais en discuter avec mon anthropologue en herbe qui a déjà ses repères dès qu’il reviendra jouer sur ma pelouse de nos petites landes aux côtés des poneys.

  2. Xavier DUMOULIN dit :

    Et je dois rajouter que le lendemain encore et toujours le jeune bavardant avec sa copine lui tenait -aux dires de ses parents- à peu près ce langage « bah mon papi et ma mamie y sont pas français y sont aux landes! »

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