Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 311

Havas

 De passage à Madrid, je vais nécessairement Place de Matute (Métro Anton Martin) pour acheter des carillas, petits haricots blancs qui dans les Landes poussaient dans le maïs pour servir à nourrir les pigeons. Dans la soupe, ils sont délicieux. Il m’a même été dit, qu’antérieurs à la découverte de l’Amérique, ce n’était pas des haricots mais des fèves, d’autant qu’en gascon il n’y a qu’un seul mot pour désigner l’un et l’autre, havas.

Il est vrai que mes carillas venaient, selon le vendeur, d’Extremadura et qu’ils sont cultivés au moins.dans toute l’Afrique occidentale ; chez moi, ils étaient appelés havas petitas ou de façon péjorative, havas peteras.

Stupeur, le magasin est fermé depuis le 31 décembre 2018 alors qu’il avait été créé en 1877, cent quarante ans plus tôt. Heureusement que je trouve désormais à Bordeaux ces habas petites près des Capucins : ils viennent de Madagascar.

Bernard Traimond

 

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