Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 306

« Je suis entouré d’amis ».

Sur mon chemin, sur le trottoir d’une rue déserte, un homme dont je ne sais rien et que je ne reconnaitrais pas. Il téléphone mais je ne m’en suis aperçu que quand je suis arrivé à son niveau ce qui permit d’entendre quelques mots de sa conversation :

  • Je suis avec des amis…

A moins qu’il les ait quittés à l’instant, je ne les ai pas vus, mais surtout, cette affirmation m’a surpris dans le désert de la rue. Voulait-il présenter à son interlocuteur l’intensité de sa vie sociale ? La rêvait-il ? En tout cas, en le privant de toute possibilité de vérification, le téléphone portable autorise l’expression des illusions et des désirs, sans contrôle possible. L’auditeur n’a aucun moyen de connaître la situation dans laquelle parle son interlocuteur.

Je crois que François Pouillon évoque cette question dans la seconde Anthropologie des petites choses qui va paraître dans les jours qui viennent.

Bernard Traimond

 

 

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