Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 273

« Les oiseaux sont des cons »

Chaval (1915-1968)[1]

L’ibis a chassé le faisan. Cela s’est déroulé il y a peu, subrepticement. Un nom d’oiseau en a remplacé un autre pour désigner le nom d’un hôtel en face de la gare de Bordeaux. L’ancien nom était pourtant célèbre ne serait-ce qu’en raison de la notoriété de ses clients. Ainsi, Léon Dévidovich Trotsky y a passé deux nuits du 9 au 11 octobre 1933, venant de Saint-Palais avec son épouse Nathalia, Henri Molinier (tué lors de la Libération de Paris) et Jean Meichler (fusillé au Mont Valérien en 1941) avant de partir pour Mont-de-Marsan à destination de Bagnères-de-Bigorre.

Même si la façade n’a pas changé, il ne sera plus possible de retrouver cet hôtel dont parlent les historiens, chassé par un Ibis. Ces oiseaux sont vraiment des cons.

Bernard Traimond

BROUE, Pierre, Trotsky, Paris, Fayard, 1988.

TRAIMOND, Bernard, « Trotsky dans les Landes », Bulletin de la Société de Borda, 4ème trimestre 2017.

[1]    Dessinateur humoriste né à Bordeaux, auteur d’un court métrage d’animation, « Les oiseaux sont des cons ».

 

Publicités

A propos antropologiabordeaux

Association loi 1901
Galerie | Cet article a été publié dans Chroniques de l'ordinaire bordelais. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s