Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 259

Vide

Ces photos d’amateurs que répand la presse dans lesquelles n’apparaît jamais personne, contre lesquelles je m’insurgeais il y a déjà longtemps dans une ancienne chronique, comportent un pendant langagier. Nos responsables et leurs affidés de divers poils ne parlent plus de concitoyens, d’électeurs, de personnes enfin. Ils les expulsent même de leur vocabulaire. Ils ne rencontrent donc plus des êtres humains mais des territoires. Ces derniers, eux au moins ne protestent pas, ne contestent pas, ils se gèrent sans réaction aucune ce qui simplifie bien des choses.

Il est vrai que nous assistons à une « spatialisation » de la contestation des « nuits debout » aux « zones à défendre » (ZAD). Il s’agit de s’emparer d’un lieu et de l’utiliser à son propre usage afin que par sa seule existence, il montre que d’autres possibilités s’offrent aux citoyens. Fractionner les territoires serait-il la nouvelle forme  d’action ? La simple installation de personnes suffirait-elle a enrayer la bonne administration du vide ?

Bernard Traimond

 

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