Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 236

Potentilles

En juin juillet poussent dans les endroits un peu secs, des tapis de fleurs d’un jaune profond dont chaque pétale  est muni d’un point noir, sans doute pour en faire ressortir l’éclat. Mais en fin de matinée, éblouies par le soleil, elles se ferment jusqu’au lendemain. C’était ce que je croyais.

Mon ami Pierre m’a appris l’autre jour son nom, potentille, mais aussi que ce que je viens d’écrire est faux. La réalité est encore plus belle. Les fleurs s’ouvrent le matin pour accueillir le pollen porté par quelque insecte ou papillon. Dès la fécondation réalisée, les pétales tombent, les fleurs disparaissent, échappent à notre admiration. Ce n’est que le lendemain qu’une autre s’ouvrira dans le même but, aussi belle que les précédentes et aussi impatiente de disparaître.

Allez vite les admirer tant qu’il en reste, ou attendez demain matin.

Bernard Traimond

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