Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 199

Les chats sont des moineaux

 Dans De sang froid, Truman Capote décrivait deux matous descendant la Main Street de Holdcomb dans le Kansas afin de manger les oiseaux happés par les calandres des voitures. J’avais mis en doute cette scène qui m’apparaissait relever d’un effet de réel car l’enquêteur n’était pas arrivé dans la ville à la date où se serait passée la scène, et aucun témoin ne pouvait quelques semaines plus tard assurer la nuit durant laquelle les chats descendaient la rue, tant l’événement paraît futile.

En revanche, j’ai vu le jeudi 25 août 2016 autour de 15 heures à Fontarabie en Espagne des moineaux disparaître dans la calandre d’automobiles pour en ressortir quelque insecte au bec. Eux aussi, allaient manger les victimes des voitures. Aussi futile soit l’événement, je l’ai vu, peut-être aussi grâce à Capote. Ses chats sont donc mes moineaux.

Bernard Traimond

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Un commentaire pour Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 199

  1. Belle observation, que j’ai aussi pu faire à bordeaux, la dernière fois cet été, une fin d’après-midi dans la rue Boudet. Un vrai plaisir d’observer cet oiseau qui avait compris qu’il disposait là d’un véritable buffet à volonté.

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