Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 196

Biologie et culture

Je réalise lors des battues, même l’été, jamais les chasseurs n’ont de bouteilles d’eau comme il convient de faire aujourd’hui. J’avais rencontré cette situation pour la première fois chez une étudiante californienne venue avec Benneta Jules-Rosette aux Millandes, chez Joséphine Baker, il y a vingt ans ; interrogée, elle m’avait dit que cela adoucissait sa peau ce qu’aucune Française n’aurait osé exprimer. Comme les bouteilles sont en plastique, cela montre, si tant est qu’il faille le rappeler, que les chasseurs sont les vrais écologistes. Seul l’un d’eux, très malade, les cache dans son auto. Il est vrai aussi qu’ils se rattrapent ensuite à l’ « apéritif ». Mais c’est aussi pourquoi je me reconnais chez eux. Ils ne rompent pas nos relations par une intrusion que ce soit par la cigarette ou la boisson. Je considère que les relations humaines valent mieux que les biologiques, boire ou fumer.

Pourtant, je conçois mal des relations sociales sans repas : mais dans ces circonstances, les règles sont posées, et chacun sait, partage et accepte que le plaisir d’une bouchée rythme le commerce des pensées.

Bernard Traimond

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