Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 181

Vcub mystère

4 rue Saint Maur. Un Vcub traîne le panier avant rempli de papiers mouillés par la dernière pluie, d’un bocal vide, et d’une bouteille d’eau à moitié pleine. « Tiens, drôle de parking pour un Vcub » pensais-je…

Deux jours plus tard, il est toujours là, attaché au même poteau avec l’antivol maigrichon de dépannage. « Cela va coûter bien cher à l’emprunteur ! » calculais-je. Le lendemain, le mystère demeure. Je me dis qu’il serait citoyen de prévenir les services de Vcub. Je mémorise le numéro du vélo, repasse le jour suivant : « Zut, j’ai oublié d’appeler ! », me promets de le faire le jour même, me repenche sur le numéro, « Tiens ..ne me souvenais pas de ce numéro-là ! « Ma mémoire me lâcherait-elle,  je m’applique à le retenir: 3147. Je cherche un truc mnémotechnique … ne trouve rien, qu’importe je vais le retenir…  Suffit de le vouloir ! Je repasse le soir même, le vélo est toujours là, les services toujours pas appelés. Le numéro me revient immédiatement Euréka !!

Même petit bazar dans le panier, pourtant,  pas le même numéro… Là, ma mémoire est affirmative… en mettrait sa main à couper. Le lendemain, même données : un vcub, même poteau mais… encore un autre numéro. Et au fil des jours, je m’amuse à voir, défiler les vcub numéros 1780, 5240, 5480, 3678… mais tous avec le panier rempli des mêmes petits riens transvasés d’un vélo à l’autre!

Bizarre vous avez dit bizarre ?

Alors, après mûre réflexion l’explication paraît limpide : ce poteau dans cette petite rue tranquille serait « la bonne planque » des vélos qui en ont plein les roues et qui souhaitent souffler quelques heures. Et en même temps qu’ils se murmurent l’adresse ils se refilent la dose de petit riens qui les font passer inaperçus pour le piéton du quartier…

Voilà la seule explication plausible  pour cette énigme sassée et ressassée à moins que … vous auriez autre idée?

Virginie Perchais

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