Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 168

Emotion

Quand l’émotion gouverne, la pensée s’éclipse. Les médias révèlent des sondages dans lesquels l’écrasante majorité des Français serait pour la déchéance de la nationalité pour les binationaux coupables d’actes certes horribles.

Outre leur probable faible nombre, cela suppose une expulsion vers leur « deuxième » pays qui peut les refuser. S’il ne s’en privait pas, cela serait bien compréhensible. Mais cela dispense surtout d’une réflexion sur comment parvient-on à fabriquer des monstres ? Et donc d’une réflexion sur notre responsabilité.

Cette disposition législative aurait des conséquences d’autant plus graves qu’elle créerait des citoyens de seconde zone. N’est-ce pas déjà le problème auquel nous sommes confrontés et devrions résoudre ? Différencier les héritiers de la nationalité et les accédants c’est profondément remettre en cause notre tradition politique et juridique : ce droit du sol qui s’oppose au droit du sang.

Quand l’émotion gouverne, les coups de communication enfoncent des portes ouvertes.

Colette Milhé

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