Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 167

Terrorisme

  • Pourquoi vous a-t-il agressée ?
  • Je suis rentré dans la Poste avec un parapluie, comme ça – elle me montre qu’elle le portait sous le bras horizontalement. C’est un vigile nouveau, il faisait du zèle.

C’était dans le tram et la conversation avec deux dames s’était engagée à propos des récents événements et plus particulièrement sur leur qualification, « la guerre ».

  • La guerre, c’est à Paris, dit l’une.

Pourtant, ce vigile s’était senti autorisé par les circonstances à agresser cette dame.

  • Je lui ai dit que j’étais fonctionnaire et qu’il n’avait pas à me traiter ainsi.

Par le miracle des mots, certaines formules ont pu modifier des conduites jusqu’à Bordeaux et transformer les relations entre des personnes. Elles m’ont permis de dialoguer avec ces dames afin justement de dénoncer ces expressions néfastes, ce qui aurait été impensable en temps normal. Symétriquement elles ont rendu agressif ce malheureux vigile.

Bernard Traimond

A lire aussi un texte d’Eric Chauvier:

http://www.levif.be/actualite/international/l-obscenite-geopolitique-et-le-mutisme-du-selfie/article-normal-435041.html

Publicités

A propos antropologiabordeaux

Association loi 1901
Galerie | Cet article a été publié dans Chroniques de l'ordinaire bordelais. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s