Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 162

Pierre Cazals est mort !

Aucun lecteur d’antropologiabordeaux ne sait qui est Pierre Cazals qui pourtant a bénéficié, en son temps de trois pages dans Paris-Match, dont une photo pleine page, me semble-t-il. Ce fut un pur produit de la télévision, peut-être le premier.

Dès le début de la finale, la seule dans l’histoire de l’humanité, (- Quelle  finale ? demandait un personnage du film de Jacques Doniol-Valcrose, L’eau à la bouche, – de rugby enfin »), celle en 1963 entre Dax et Mont-de-Marsan, Pierre Cazals assommait le pilier de Dax, le célèbre André Bérille. J’y étais et je n’ai vu que le résultat, Bérille les bras en croix sur la pelouse du stade de Bordeaux qui ne s’appelait pas encore Chaban Delmas.

Mais il y avait, pour seulement les Parisiens, la télévision qui a montré Cazals assomer Bérille. La communication postérieure fut parfaite comme le transcrira Paris-Match. Voyant son demi de mêlée menacé – il est vrai qu’il devair faire 1 m 60  et cinquante kilos, une époque – il n’a pu que le sauver, c’est à dire assommer Bérille. Il est vrai, nous a appris l’article de Paris-Match, que sa profession, pompier-forestier, le conduisait à voler au secours des victimes, fussent-elles potentielles.

Même s’il fut dit que Bérille, une pièce maîtresse de l’équipe dacquoise, a passé le reste du match dans le brouillard, ce furent les meilleurs qui l’emportèrent, avec en prime la passe croisée de Guy à André, pour ma plus grande joie sans oublier le maître du jeu Hilcok, l’inoubliable troisième ligne montois.

Dans la nécrologie de Pierre Cazals le journaliste trouve le moyen de faire de Bérille un talonneur (qui à cette époque devait peser deux fois moins que lui) et de la victime potentielle un demi d’ouverture, alors que ce fut – nécessairement – le demi de mêlée, même si j’ai oublié son nom.

Les vérités sont éternelles surtout quand on les rectifie.

Bernard Traimond

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