Chroniques de l’ordinaire bordelais. Épisode 147

Le diable bat sa femme

C’était il y a plus de soixante ans, au « patronage » où, jeudi après jeudi, se relayaient les instituteurs pour faire pièce à celui du curé. En raison de certaines circonstances météorologiques dont je n’ai aucun souvenir, Jeannot Moreau (c’est son vrai nom), ça je m’en souviens, entonna une chanson dont je n’ai jamais oublié ni le texte, bref il est vrai, mais aussi l’air :

Il pleut, il fait soleil

Le diable bat sa femme.

Pourquoi ce texte m’a-t-il frappé ? L’explication du phénomène météorologique, le fait que la diable ait une femme ou qu’il la batte ?

Surtout, je viens de lire à la page 125 du roman de Richard Wright, Black Boy, Gallimard Folio, 2003, publié en 1945, dans une liste de « possibilités magiques » comme elles y sont définies : « S’il pleuvait et que le soleil brille en même temps, c’est que le Diable battait sa femme ». Qui pourra établir la généalogie des mots identiques exprimés dans des contextes si différents ?

Bernard Traimond

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