Programme du festival DMO (des mondes ordinaires) Rocher de Palmer, du 2 au 4 octobre 2014

« Périphéries », nous l’entendons au sens large et nous en proposons différentes déclinaisons au travers d’interventions variées, par leurs formes et contenus et nous l’espérons par leurs publics.

 Jeudi 2 octobre 2014

10h – 12h

Rencontre lycéens/étudiants

Présentation de leurs recherches par des étudiants de l’université Bordeaux Ségalen à des lycéens. Puis échanges sur la discipline et les études en anthropologie. Et vous, sur quoi enquêteriez-vous ? Parole aux lycéens. (Gratuit)

Frédérique Lusson, Abel Carlos Arancibia Torres, Clara Lemonnier, Eric Chauvier.

14h – 15h

Speed dating Etudiants/chercheurs

En tête à tête, des étudiants rencontrent des chercheurs pour parler de leurs travaux en cours. Rotation au bout de 15 minutes. Ouvert à tous les étudiants en anthropologie. (Gratuit)

Public : étudiants en anthropologie

 15h30 – 17h30

Table ronde : Du périurbain au périmétropolitain

En introduction, présentation par Eric Chauvier de ses travaux actuels puis discussion entre les différents intervenants. (Gratuit)

Tous publics

18h – 19h30

Et la vie (1991) de Denis Gheerbrant, Projection en présence du réalisateur

organisée et présentée par Amélie Bussy et Michèle Pédezert

 Synopsis : Durant une année, de Marseille à Charleroi, de Bruay à Genève, à travers des banlieues du bout du monde et des usines en friche, le cinéaste a rencontré des victimes d’industries condamnées.

« Denis Gheerbrant fait partie des cinéastes que j’appelle les « filmeurs ». Il fut un des premiers dans les années 1980 à aller tourner seul, caméra sur l’épaule et son synchrone, pour filmer la « vie » des gens, leurs paroles, leurs vécus. Le cinéma documentaire s’amplifie alors d’un monde : celui qu’il explore et que son écriture restitue, laissant aux filmés l’occasion de parler, le temps d’une rencontre. Cinéma de la situation, il ne peut exister sans celui qui est derrière la caméra comme celui qui se trouve devant. Le film n’est plus la constitution d’un discours, mais l’enregistrement d’une relation, qui par sa disposition nous inclut en tant que spectateur. La projection du film lors du festival, en présence du cinéaste avec lequel nous échangerons, sera l’occasion de se saisir ensemble des enjeux de sa pratique, de son écriture, où ce qui se produit entre le filmeur et les filmés est mis en partage. Toute une poétique filmique qui rencontre à mes yeux celle de l’anthropologie aujourd’hui.  » Amélie Bussy.

(Gratuit)

Tous publics.

Vendredi 3 octobre 2014

10h – 12h

  • Conférence : « We are the World » : chansons humanitaires, médias, violence et périphéries (Luis Velasco)

Avec l’effondrement des régimes communistes à l’Est, l’humanitaire devient une nouvelle utopie du changement social qui serait hypothétiquement affranchi du poids des « idéologies ». Les chansons humanitaires prêchent alors l’aide aux malheureux sans pour autant chercher des responsabilités dans les conflits armés ou dans la gestion des crises où l’humanitaire est engagé, tout en déployant un imaginaire qui fait des « victimes » les dépositaires impuissants de la charité néolibérale. Il sera question lors de cette conférence de réfléchir aux principaux enjeux soulevés par les chansons humanitaires et aux transformations dans les représentations médiatiques provoquées par ce genre musical.

(Gratuit)

Tous publics.

* Conférence participative: Médecines non conventionnelles, médecines périphériques? (Clara Lemonnier)

 Aujourd’hui en France, l’exercice de la médecine demeure très encadré par la loi qui favorise les soins issus de la biomédecine ou médecine moderne. Or de nombreuses formes de soins, dits non conventionnels par les instances juridiques, sont à l’œuvre : traditionnelles, douces, parallèles, alternatives, le dynamisme actuel de ces médecines hétérogènes invite à une réflexion sur le sens que nous donnons aux maux qui nous arrivent et sur les différentes voies thérapeutiques que nous suivons pour y remédier. Dans ce cadre, les recours aux médecines non biomédicales restent-ils périphériques dans les cheminements de la santé et de la guérison? Cette réflexion s’appuiera sur le cas des maux de femmes et des soins en santé reproductive et prendra la forme d’un théâtre-forum encadré par l’ethnologue et basé sur son travail d’enquête dans le Médoc (33).

(10  euros)

Public : adultes.

14h-15h30 

Atelier : Expérimentations de pratiques d’accueil du  public dans une administration (Monique Digeon, Michèle Pédezert et Eric Chauvier)

Un film documentaire de Michèle Pédezert relatant des expérimentations d’accueil du public en accompagnement socioprofessionnel servira de support à un débat animé par Monique Digeon, chargée d’insertion professionnelle au Conseil Départemental de la Gironde et Eric Chauvier, anthropologue.

(10  euros)

Publics : travailleurs sociaux et tous publics.

 16h-17h30 

Séminaire professionnel : Périphéries du savoir, animé par Alban Bensa, François Pouillon et Bernard Traimond

(10  euros)

Publics : étudiants, professionnels.

18h-19h

Conférence : Ni esclaves ni clochards. L’économie morale des maçons sans-papiers de Barcelone (Yann Beldame)

Mon intervention s’appuiera sur une enquête ethnographique qui s’est déroulée à Barcelone entre le mois de février 2004 et le mois d’avril 2005, auprès de sans-papiers employés sans contrat de travail dans une petite entreprise du bâtiment. Le concept d’« économie morale » me permettra d’explorer la façon dont ces sans-papiers ont pensé et interprété des situations professionnelles qu’ils n’avaient pas prévues et qui remettaient en question la signification qu’ils donnaient à leur présence en Espagne. La chronique ethnographique montre que les retards et les absences de salaires finirent par rompre le pacte moral entre le chef des chantiers et les maçons immigrés. Le caractère salarial de l’activité des immigrés constituait la condition morale de leur exploitation. Leurs successives démissions ne furent pas tant liées au fait de travailler dans des conditions d’extrême pénibilité et d’insécurité, ni même au fait d’être peu rémunérés ou d’être moins payés que les « blancs ». À ce titre les limites morales que se donnaient les maçons sans-papiers n’étaient pas celles que se donnait le maçon ethnographe. En quittant les chantiers, il s’agissait plutôt pour ces immigrés de refuser des conditions d’emploi qui niaient le caractère salarial de leur activité, qui impliquaient progressivement la dépossession de leur capacité d’épargne et qui contrariaient par là leur projet migratoire.

(Gratuit)  Tous publics.

Samedi 4 octobre 2014

 9h – 11h 

Atelier d’initiation à l’anthropologie (Bernard Traimond)

L’atelier « Initiation à l’anthropologie » a pour but de montrer, sous la forme de séminaire,  l’originalité de la démarche anthropologique. Il s’appuie sur des textes à lire au préalable pour montrer les différents aspects de la discipline en insistant sur sa dimension critique et l’importance de l’enquête.

(10  euros)

Tous publics.

11h- 13h 

Restitution du projet international « Voix de traverse »

(Manufactures verbales/maison du conte de Bruxelles/Galiciens) (Jakes Aymonino)

(Gratuit)

Tous publics.

13h – 14h30 : Pique-nique

14h30 – 16h 

  • Greeters. Visites de quartiers par leurs habitants : Beausite et La Marègue.

Sortir des sentiers  battus, visiter  des quartiers où  l’on  ne  va jamais, guidés par des habitants qui nous les  font découvrir de l’intérieur… (Organisées par Antropologia,  le Centre social de la  Colline et des Cenonais)

Gratuit, 5  places par visite (réservation obligatoire)

Tous publics.

Atelier: enquêter sur les marges (Myriam Congoste et Alban Bensa)

A partir de courts extraits de textes, il s’agira de réfléchir aux conditions et risques liés à une enquête sur les marges, à l’engagement du chercheur, aux limites qu’il (ou qu’on lui) pose.

(10  euros)

Tous publics.

 16h30 – 17h30 

Conférence : Félix Castan (occitan) : la culture du contre-champ (Jérémie Obispo)

Chantre de la décentralisation culturelle en France durant la seconde partie du XXème siècle, Félix Castan est l’auteur de cette citation devenue célèbre : « On n’est pas le produit d’un sol mais de l’action que l’on y mène ». En avance sur son temps, parfois isolé, il est le précurseur de la « Linha Imaginòt », mouvement artistique pluridisciplinaire incarné notamment par Bernard Lubat, les Fabulous Troubadours, Massilia ou encore André Benedetto, qui défend haut et fort le concept de nation « une » politiquement et plurielle culturellement.

(Gratuit)

Tous publics.

Concert organisé par le  Rocher de Palmer, 20h30

SUSHEELA RAMAN

http://www.musiques-en-live.com/?event=susheela-raman-en-concert-le-4-octobre-2014-au-rocher-de-palmer

 

 

 

 

 

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