Chroniques de l’ordinaire bordelais – Episode 85

Tuer … mais gentiment !

Je me promenais sur les quais de Saint Jean de Luz lorsque derrière moi, j’entendis cette conversation entre un gamin de huit ou dix ans et un homme qui pouvait être son père…

–  Tu verras, on ira tous les deux à la fête voir les taureaux.

–  C’est une corrida ?

–  Non, c’est une novillada ! C’est des jeunes qui toréent… tu verras, c’est mignon !

–  Ah ! On ne tue pas les taureaux  alors ?

–  Si ! On les tue… mais gentiment…

Stupéfaite, je  me suis demandé comment le gamin a-t-il traduit cela dans son imagination ?

Je ne sais pas pourquoi, cette question a hanté longtemps mon esprit. Peut être parce que je ne suis pas parvenue à réduire l’antinomie que représente pour moi l’association de ces deux notions.

Peut être que la solution ne se trouve pas dans l’antinomie mais dans les enjeux contenus dans cette réponse ?

Monique Digeon

Publicités

A propos antropologiabordeaux

Association loi 1901
Galerie | Cet article a été publié dans Chroniques de l'ordinaire bordelais. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s